Le meilleur des jours – Yassaman Montazami
Avec ce court récit, l’auteure de ce livre rend hommage à la mémoire de son père disparu. Il ne s’agit pas d’un éloge funèbre mais bien d’une œuvre gorgée d’ironie subtile. L’écriture aurait pu être chargée d’une infinie tristesse dans ce style d’hommage. Il n’en est rien, bien au contraire : l’humour prend toute son ampleur sans ombrage.
Yassaman Montazami nous brosse le portrait d’un hurluberlu, un Pierre Richard lunaire, un doux rêveur. Son père, né avant terme, est un miraculé qui sera couvé par sa mère qui le nommera Behrouz qui signifie en Persan « le meilleur des jours ». Il quittera son pays natal pour rejoindre la France afin d’entamer une thèse qu’il ne finira jamais.
Engagé d’extrême gauche, il partage avec Marx cette idée saugrenue de ne jamais travailler de sa vie. Tandis que l’Iran bascule dans une dictature, l’appartement parisien qu’il occupe va devenir un lieu de refuge pour ses amis qui fait l’objet d’une belle galerie de portrait. C’est un peu comme si l’on lisait Persepolis de Marjane Satrapi en quelque sorte.
L’un des romans les plus drôles de cette rentrée.
David – Cultura Chambray-les-Tours.
Le meilleur des jours – Yassaman Montazami – Editions Sabine Wespieser
Popularity: 2% [?]










